Le Kalarippayat est un art martial originaire du sud de l’Inde (Kerala).

 

Selon certaines légendes, il serait le plus ancien des arts martiaux et aurait inspiré le Kung-fu de Shaolin.

 

Kalarippayat signifie, en malayalam (langue dravidienne parlée au Kerala), lieu des exercices ou encore arène, gymnase (kalari) et combattre, s'exercer, pratiquer (ppayat).

 

Art martial millénaire, il se base sur le self-défense et s’inspire du yoga, de la nature et du comportement des animaux.

  

Tiré du Dhanurveda, un des cinq Vedas (Bible indienne), il a su développer une gymnastique corporelle très complète autant qu’une science de santé alliant le mouvement et le massage à l’huile encore pratiquée aujourd’hui : l’Ayurveda.

 

LE LIEU (KALARI)

  

C'est un espace creusé dans la terre à une profondeur de 3 pieds, qui mesure environ 42 pieds de longueur.

 

Muni d'un autel de 7 marches que l'on appelle un puthara, sa dimension rituelle en fait une sorte de temple, relié à l'énergie divine Shiva/Shakti : on salue toujours l'autel avant et après l'entraînement.

 

On pratique pieds nus sur de la terre battue, ce qui renforce l'énergie et l'enracinement.

  

L'AUTEL (PUTHARA)

  

Cet autel comprend sept marches censées représenter les diverses fonctions naturelles qui ont engendré la vie de l'être humain :

 

- les yeux pour voir,

- le nez pour sentir,

- la peau qui reçoit et élimine,

- la bouche qui ingère nourritures solide et liquide,

- les oreilles qui entendent,

- le cerveau qui pense et digère les informations,

- l’esprit, l’âme qui médite.

 

D'autres interprétations prétendent également que les 7 chakras y sont représentés.